Les 4 pièges d’orientation que chaque bachelier devra éviter


Chaque élève passe de longues années à tracer son chemin, à passer les examens et rêver de construire sa carrière au futur. Dès l’obtention du baccalauréat, les questions de la carrière et des métiers prennent de l’ampleur.

Concourat.com reçoit chaque jour des dizaines de messages de la part des lycéens, qui sont perdus à mi-chemin. Surtout que la question de l’orientation, est soumise à plusieurs conditions et facteurs.

Nous vous présentons dans cet article, des pièges qui compliquent parfois le choix de l’orientation pour l’élève.

  • S’orienter intuitivement vers les formations « stars » :

« Cet établissement est très demandé ».

Cet argument est souvent utilisé pour justifier les choix de l’orientation auprès des élèves. Le manque de connaissance de soi et de la réalité, pousse l’élève à faire comme tout le monde, pour être « à l’abri ».

Les métiers et formations classiques sont les plus touchés par ce phénomène, posez la question à n’importe quel élève du lycée de ce qu’il aimerait faire, la réponse serait distribuée entre ces trois : enseignant, médecin, ingénieur.

Ne pas avoir la chance de devenir médecin, ingénieur ou enseignant, met une énorme pression sur l’élève et sa famille. Les familles aussi, pensent qu’il n’y a pas qu’une seule façon de réussir dans sa vie : rejoindre l’un de ces trois métiers.

Personne ne peut nier que la médecine, enseignement ou ingénierie sont des métiers nobles et même bien rémunérés, mais ça ne les rend pas des métiers sacrés que tout le monde doit faire pour réussir.Nous avons besoins de techniciens, enseignants, chercheurs, mécaniciens, comptables, commerciaux…etc. Ces métiers sont aussi respectables que les autres, et payent bien en plus.

  • Faire son choix en absence d’un « projet personnel et professionnel » :

Définition simple du Projet Personnel et Professionnel : il s’agit de ce que veut devenir l’élève en tant que personne (qualités, statut social, son image de soi) et ce qu’il fera dans le futur (la carrière, les compétences, le réseau).

A l’école marocaine, on n’apprend pas concrètement aux élèves comment construire un projet personnel et professionnel, lequel sera la motivation de chaque jour et les conduira à travers le chemin long des études.

Les choix d’orientation indépendants du projet personnel et professionnel, n’ont pas de grande valeur puisque l’élève se sent en train de subir son cursus et non pas le choisir. De ce fait, il y’a obligation pour l’élève de visualiser et imaginer ce qu’il voudrait faire de sa vie. Les ambitions futures qu’il a, la personne qu’il voudrait devenir.

En ayant une idée sur ces éléments, l’élève se prépare au fur et à mesure à l’avance pour son choix d’orientation, au jour où il choisira, il aura déjà fixé ce qu’il voudrait faire.

  • Le manque d’indépendance du choix d’orientation :

Les décisions aussi importantes que l’orientation d’un lycéen, sont affectées par…tout le monde ! Un élève adolescent, est souvent entouré de plusieurs personnes âgées qui peuvent intervenir pour lui conseiller ce qu’ils estiment être le bon choix.

A titre d’anecdote, un élève ayant réussi son bac, nous raconte qu’il a fait son choix d’orientation aux études supérieures seulement pour rester dans sa ville natale à coté de ses parents.

D’autres personnes se voient conduites sur les chemins des parents et des proches : le fils de médecin fait médecine, la fille d’avocat devient avocat, et ainsi de suite.

Nous ne disons pas qu’il y a des choix interdits ou obligés, nous essayons juste de préconiser plus d’indépendance et de liberté dans les choix d’orientation des élèves marocains. Ceci dans la finalité d’avoir des étudiants qui sont passionnés de ce qu’ils étudient, et dont l’ambition dépasse la question du salaire vers des questions plus importantes : bonheur, réussite, estime de soi, épanouissement…etc.

Notre recommandation est la suivante : parlez à vos parents, parlez aux personnes spécialisées et expérimentées dans tous les domaines pour avoir les informations dont vous aurez besoin, n’oubliez pas aussi de consulter les étudiants universitaires.

Essayez d’établir au même temps une liste des préférences et des études qui vous passionnent le plus, comme ça vous pourrez par la suite faire le choix le plus adapté à vos préférences, tout en restant en adéquation avec ce qui est demandé au marché du travail.

  • Tracer un chemin droit et figé pour les études supérieures et la carrière :

C’est bien d’avoir une « idée » sur ce que l’on veut devenir et ce que l’on veut faire au futur, mais ça ne veut pas dire non plus qu’il y a obligation d’avoir un chemin tracé à l’avance.

Il nous arrive de rencontrer des élèves qui nous annoncent « moi je compte étudier à l’IAV, faire la topographie, et travailler comme directeur de la multinationale X au Maroc ».

Cette affirmation contient beaucoup de détails, qui sont difficiles à rassembler, par contre, avec un peu de réalisme l’élève devrait reformuler sa finalité en disant : « je m’intéresse beaucoup à la topographie, et je ferais tout pour l’étudier et progresser dans ce domaine dans une entreprise et créer ma propre entreprise au futur »

Il n’y a jamais de chemin tracé d’avance, on ne sait jamais ce qu’on fera juste après les études universitaires : ce n’est pas obligatoire d’étudier dans un établissement précis si l’on peut décrocher le même diplôme ailleurs. Ce n’est pas obligatoire de travailler dans un poste précis, on peut grimper dans les échelles avec le temps et avec l’expérience.